IRM du genou : la réponse rapide
L’IRM du genou est un examen non invasif, sans rayonnement, qui visualise os, cartilage, ménisques, ligaments et tendons. Il faut une ordonnance, retirer tout objet métallique et rester immobile pendant l’acquisition. Une IRM sans anomalie n’exclut pas toute douleur.
L’IRM du genou détecte avec une fiabilité supérieure à 90 % les lésions méniscales et ligamentaires, là où la radiographie ne montre que les os. Or une préparation négligée ou une lecture isolée du compte rendu peut fausser un examen sans anomalie. Voici les erreurs à éviter avant, pendant et après l’examen.
Quand une IRM du genou est-elle prescrite et que permet-elle de voir ?
L’IRM du genou repose sur un champ magnétique et des ondes radio, sans rayonnement ionisant. L’examen reste non invasif. Une antenne dédiée, en forme de manchon, est posée autour du genou à étudier, et de lui seul.
Les images couvrent l’os et l’os sous-chondral, le cartilage articulaire, les ménisques, les ligaments croisés et collatéraux, les tendons rotulien, quadricipital et ischio-jambiers, les muscles, la membrane synoviale, la rotule et les kystes articulaires.
La prescription intervient après un traumatisme sportif avec suspicion de rupture du ligament croisé antérieur ou de déchirure méniscale, une entorse grave, une gonalgie persistante après des radiographies non contributives, une arthrose ou une usure cartilagineuse, des tendinites, un suivi après ligamentoplastie, réparation méniscale ou prothèse, ou une suspicion tumorale ou infectieuse. En France, il faut une ordonnance et une carte Vitale. La Haute Autorité de santé recommande une démarche graduée, clinique puis radiographie, avant toute IRM du genou, comme le détaille https://icha.fr/.
La Société française de radiologie (2022) annonce une fiabilité diagnostique supérieure à 90 % pour les lésions méniscales et ligamentaires. La radiographie, elle, ne montre que les os, en 5 à 10 minutes. L’échographie reste moins performante sur les lésions profondes.

Comment se déroule l’examen et quelles erreurs éviter avant de venir ?
L’examen se déroule en plusieurs étapes simples. Un questionnaire de contre-indications est rempli en pré-accueil ou sur place. Le patient retire bijoux, piercings, montre, appareil dentaire ou auditif, vide ses poches (clés, téléphone, portefeuille, stylos), enfile une surblouse et des surchaussures. Il s’allonge ensuite sur le dos, le genou placé dans l’antenne, avec casque ou protections auditives contre le bruit et poire d’appel pour joindre l’équipe. L’immobilité doit être totale pendant l’acquisition.
Les durées varient selon les centres : 10 à 15 minutes à l’IMBM Paris, environ 15 minutes dans les centres HPA, 15 à 30 minutes ailleurs, et 20 à 40 minutes si une injection est prévue. L’examen reste indolore et compatible avec la grossesse après le premier trimestre.
Les erreurs à éviter :
- Venir sans ordonnance, sans carte Vitale ni examens antérieurs (radiographies, scanner, ancienne IRM) utiles à la comparaison, sauf s’ils ont été faits dans le même centre ;
- Taire un pacemaker non compatible, un implant cochléaire ou un dispositif métallique particulier, les deux premiers étant des contre-indications absolues ;
- Ne pas signaler une claustrophobie, alors qu’une sédation légère ou une IRM semi-ouverte existe ;
- Oublier le jeûne de 4 à 6 heures quand une injection de contraste est programmée ;
- Bouger pendant l’acquisition, ce qui crée des artefacts.
L’arthro-IRM utilise du gadolinium injecté dans l’articulation, avec des réactions allergiques très rares, moins de 0,1 % selon la HAS (2021). Une préparation soignée garantit une IRM du genou exploitable.

Que signifie une IRM du genou normale et comment lire le compte rendu ?
Un compte rendu « normal » ou « sans particularité » signifie qu’aucune lésion n’est visible sur les séquences réalisées : ligaments croisés et collatéraux continus, ménisques sans fissure, cartilage d’aspect régulier, ni épanchement articulaire ni œdème osseux. Une IRM du genou sans anomalie ne garantit pourtant pas l’absence de douleur : une arthrose débutante, une souffrance cartilagineuse ou une lésion de moins d’un millimètre peut échapper à la lecture. L’interprétation varie aussi selon les radiologues, et l’accès aux spécialistes en imagerie musculo-squelettique reste inégal, ce qui nourrit les travaux d’apprentissage automatisé sur de grandes séries d’examens associées aux comptes rendus.
La remise des résultats suit un rythme variable : compte rendu du radiologue après 30 à 45 minutes d’attente dans certains centres, clichés sur papier ou CD, mise en ligne sur le portail patient parfois dès 21 heures, sinon sous 24 à 48 heures.
Plusieurs erreurs surviennent après l’examen :
- Repartir sans transmettre le compte rendu au médecin prescripteur ;
- Négliger la comparaison avec les anciens examens ;
- Oublier que la conclusion se lit avec l’examen clinique, et non isolément.
Un document jugé banal reste donc une pièce à confronter au contexte, jamais une réponse suffisante à elle seule.

IRM du genou : préparer, lire et confronter les résultats
Une IRM du genou exploitable tient à peu de choses : ordonnance et anciens examens en main, objets métalliques retirés, contre-indications signalées et immobilité totale pendant l’acquisition. Après l’examen, le compte rendu rejoint le médecin prescripteur et se confronte à l’examen clinique. Un document normal ne règle pas toute douleur : arthrose débutante ou lésion millimétrique peuvent échapper à la lecture. L’accès inégal aux radiologues musculo-squelettiques et les travaux d’apprentissage automatisé laissent entrevoir des lectures plus homogènes à l’avenir.
